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Commis par pow wow on mardi 15 février 2011

'est l'histoire d'une vache.

Une vache qui ne va pas bien.

C'est l'histoire d'une vache, une vache normale, noire et blanche, une vache qui paît dans les prés, comme toutes ses soeurs les autres vaches, qui paissent elles aussi. Dans des prés. Pareil.

Tout paraît normal au départ de cette histoire. Un troupeau de vaches paît dans un pré, au printemps. Un pré verdoyant de luzerne bien fraîche et humide, craquante sous la dent, avec son petit goût de noisette. On va imaginer que ça a un goût de noisette, pour situer, quand on sait pas on dit "ça a un petit goût de noisette", ça va avec tout la noisette, et on passe pour un connaisseur. Comme le Beaujolais au goût banane. La luzerne, pour la vache, c'est l'amie du petit déjeuner. Le soleil vient de se lever. Putain j'ai trop regardé la télé. Des années après on s'en rend compte. Mais le mal est fait.

Toutes paissent tranquillement, le soleil monte progressivement dans le bleu azur du ciel, pas un nuage ne pointe son nez à l'horizon, la journée s'annonce bien. Là c'est comme on veut, on aurait pu dire qu'il faisait un temps de cochon, en fait le temps qu'il fait, on s'en fout dans cette histoire. C'est juste pour rajouter des fioritures, ça sert à que dalle mais ça fait joli. Comme des petits chiens qui secouent la tête sur la plage arrière d'une voiture.

Les papillons folâtrent par deux, se courant après, mais en volant quand même, les abeilles et les bourdons se sont mis tôt au turbin ce matin-là, à 9 heures ils sont soûls comme des facteurs, repus de nectar, ivres des senteurs de la flore qui arrive à surnager encore entre les nombreuses bouses de vache. Oui, c'est un des inconvénients de la vache. Là où il y a vache, il y a bouse. C'est une signature. Si, en rentrant chez vous le soir, il y a une bouse de vache sur votre paillasson, vous pouvez être certains qu'une vache est venue vous rendre visite durant la journée. Faites le test, vous verrez.

Là, une cétoine à la carapace dorée se nourrit sur un rosier, ailleurs un lucane head-buildé se balade en cherchant la bagarre parce qu'il a la grosse tête, ailleurs une famille de pucerons cherche  des pousses tendres pour un déjeuner en famille. La nature est à l'oeuvre. La vie va ainsi. On s'en fout de toute façon c'est pas chez nous, sinon on aurait sorti les bombes insecticides.

Saloperie de vermine.

Mais notre petite vache, la Blanchette, car c'est son nom, bien qu'elle paisse paisiblement, bien que rien ne semble troubler la douce quiétude de ce pré de bord d'autoroute, ne va pas bien. Un oeil averti le remarque aisément. Cette petite vache a tout pour être heureuse pourtant, elle est en bonne santé, elle broute de la bonne herbe, elle a des sabots neufs, un manteau de fourrure, une étable pour y dormir, elle a la belle vie, dirait-on.

Alors que ses collègues de bureau broutent aussi en regardant passer les voitures le long de l'autoroute, les trains sur la voie ferrée toute proche, et les avions qui décollent de la piste à quelques encâblures, la Blanchette est seule dans son coin.

Oui, elle broute aussi, mais elle ne va pas bien. Son humeur est sombre. Elle rumine dans son coin.

Vient à passer par-là Grouik le dauphin.

Grouik le dauphin est en vacances chez sa cousine la Blanchette, c'est comme ça. J'ai mis un dauphin dans l'histoire car les enfants adorent les dauphins et ceci est une histoire pour toute la famille. Tous les enfants aiment les dauphins. Demandez-leur un midi ce qu'ils veulent manger avec des frites, ils vous répondront à 98%: du dauphin pané, du dauphin pané!

Grouik demande à  sa cousine:

"-Qu'est-ce qui ne va pas, ma cousine? L'on dirait bien que tu es toute assombrie!

-Mais rien mon cousin Grouik, tout va bien, pourquoi?

-Je te regarde depuis tout à l'heure que je me suis approché de ton magnifique pré. Bon je ne suis pas venu par ce chemin de pierre tu t'en doutes, je suis venu par les fossés pleins d'eau, c'est bien pratique pour se balader cette invention, sauf que je reste coincé dans pratiquement toutes les buses de béton qui courent sous les entrées des parcelles, putain c'est la chiotte, mais je suis valeureux et vaillant comme tous les dauphins, et j'arrive à passer. Oui donc je t'ai regardée, eh ben tu rumines dans ton coin ma cousine, je l'ai bien vu, je te le jure sur la tête de notre tonton Willy qui est à la retraite au Marineland d'Antibes. Tu te souviens de tonton Willy? Si tu rumines, c'est que tu as des soucis, ma cousine. Mais demain est un autre jour et tu paîtras mieux.

-Comment ça, mais non mon cousin! Je rumine parce que je suis un bovidé ruminant, j'ai un estomac à quatre poches et je régurgite ma nourriture pour la remastiquer, c'est tout!

-Ah putain! Mais c'est normal alors?

-Ben oui, nous les bovidés, herbivores de notre état, on est faits comme ça!

-Ah putain! Mais c'est quoi toute cette histoire alors?

-Mais je n'sais pas moi, c'est sûrement le propriétaire de ce blog qui a encore confondu, tu sais, il n'est pas très fin.

-Ah putain! Dire que j'ai quitté ma Floride natale pour que dalle en somme!

-Voilà, c'est ça mon cousin!"


Ahhhh d'accoooord!

Ah oui alors je comprends mieux, du coup! Ah oui, la rumination, ah oui donc c'était en fait un processus normal. Nan j'avais cru. Je croyais que la Blanchette était en détresse. Que ses parents voulaient peut-être la perdre dans la forêt. Ou qu'on l'obligeait à faire le ménage dans l'étable pendant que ses soeurs allaient au bal donné par le prince.

La Blanchette va très bien.

Bon ben c'est mieux comme ça, parce que j'aime pas les histoires tristes de toute manière.

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Commis par pow wow on lundi 14 février 2011

e vélo d'appartement. 


Voilà une invention formidable. J'en fais un peu.

Parce qu'arrivé à un certain âge, il faut bien faire quelque chose pour contrer les effets de l'âge, de la bonne chère et essayer de rester un peu en forme, en ne se transformant pas au fil du temps en une patate douce géante. C'est que je tiens à conserver ma silhouette d'aubergine.

Bon j'ai jamais aimé le sport, je suis pas un crétin hein, je me suis longtemps tenu loin de ces activités pour décérébrés, bon si, j'ai fait de la natation mais c'est pas du sport, c'est que la pistache c'était un bon endroit pour draguer des filles en maillot de bain . Bon j'ai eu mon lot d'histoires heureuses, puis j'ai eu mon lot de moments de solitude lorsqu'on s'élance par exemple sur le plongeoir hyper-confiant puis qu'on ripe au dernier moment pour s'étaler lamentablement à la surface de l'eau en un superbe "plat" avec toute la grâce et la légèreté du sac à patates. Oublié la piscine.

J'ai fait un peu de tennis mais rien de bien suivi. Du cheval aussi, ça j'ai pas mal pratiqué, bon il faut dire que c'est un sport chouette parce qu'on ne fout rien de rien, même la voltige c'est pas compliqué. Quand on est jeune. Du tir à l'arc aussi, mais chez moi. Enfin pas dans la maison bien sûr. Pas assez de place. Encore que dans une longère ça doit être jouable. Bref.

Le vélo donc. C'est bien, ça fait beaucoup de bien je le reconnais, mais putain qu'est-ce qu'on se fait chier (hein Jules). J'en fais 4 à 5 heures par semaine. Une heure à chaque fois, chuis réglé comme du papier à musique, une heure, 20 kilomètres, 400 calories.

Mais faut trouver une activité à faire pendant qu'on pédale comme un con. Grignoter des gâteaux apéritifs, ouais bof, je suis pas convaincu. Regarder la télé ça m'exaspère de plus en plus, donc non. Donc je me suis mis à lire, c'est bien, le temps passe sans qu'on s'en aperçoive, mais c'est pas confortable du tout, c'est pas fait pour, faut dire. J'ai trouvé. Je pédale en musique, avec un casque. De musique évidemment, pas un casque intégral ou un authentique heaume acheté chez un antiquaire, non non.

Mais j'ai remarqué un truc, c'est que je pédale subrepticement au rythme de la musique. Faut donc trouver la bonne musique, avec le bon tempo. Impossible donc de pédaler là-dessus, on risque l'endormissement, essayez d'imaginer:



Plus entraînant au niveau du rythme, mais passablement énervant quand on en est à la dixième réécoute (même à la deuxième, faut pas mentir):



Après faut pas pousser sur le rythme, sinon on risque la surchauffe cardiaque et un pétage de durite ventriculaire intempestif, faut pas déconner avec ça, puis de toute façon j'aime pas ce genre de musique:



Non, en fait j'ai trouvé LE bon morceau avec LE bon rythme, pile-poil, c'est entraînant, c'est stimulant, je l'adore, mais il ne fait que 5m30s, alors qu'il faudrait qu'il dure une heure: 



C'est que maintenant, je suis imbattable dans le rythme de la musique. Mais je ne parle pas en bpm ou autre mesure musicale, je parle en km/h. Dans un magasin de disques ou je cherche quelque chose justement pour pouvoir faire du vélo, voilà comment ça se passe:

"-Bonjour Mademoiselle, pouvez-vous m'indiquer s'il vous plaît où se trouve le rayon des CD à 20 ou 21 km/h de moyenne?

-???Pardon? 

-Le rayon des CD à 20 ou 21 km/h de moyenne, excusez-moi de parler le français hein, je cherche des CD dont le rythme se situe entre 20 et 21 km/h pour pas grignoter des gâteaux apéritifs parce que ouais bof, je trouve.

- Le rythme? Mais pourquoi le rythme? Nous avons des CD, de la musique, mais aucun rayon qui soit classé par rythme, ça n'a pas de sens! Et vous cherchez quoi? Le nombre de bpm par morceau?

-Non je...cherche le nombre de km/h par morceau. Excusez-moi, mais la musique C'EST LE RYTHME, vous vendez de la musique mais vous ignorez tout de sa base principale, écoutez, quand on ne connait pas son métier, on va vendre des légumes sur le marché moi je dis, le jeudi matin ou le samedi, ça dépend des villes. 

-Mais je ne vous permets pas Monsieur. Je connais très bien mon métier et vous êtes le premier à me poser une question aussi stupide!

-De toute façon je vois bien que vous êtes obtuse et fermée, quand je vous ai vue je me suis dit "tiens, je vais aller voir cette jeune fille, elle a l'air particulièrement obtuse et fermée", alors vous voyez. Mais bon, vous avez un magasin de disques mais vous ne voulez pas les vendre, on a vu attitude plus commerçante, mais c'est pas grave je vais en prendre mon parti. Oublions la musique. Vous pouvez m'indiquer, à défaut, où se trouve le rayon des DVD de films d'une heure pile?"

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Commis par pow wow on vendredi 11 février 2011








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Commis par pow wow on mercredi 9 février 2011


e vole.

J'ai appris à voler. On a tous des ailes, mais on ne le sait pas.

Sur Terre, ma Terre que j'aime pourtant, je tombe. Je ne sais pas marcher, me tenir en équilibre. C'est un état précaire, qui me rend vulnérable. La Vie c'est la pesanteur, c'est la gravité, une force d'attraction irrésistible qui tend à te faire tomber, c'est son rôle peut-être. Pour que tu apprennes à te relever. Comme un petit enfant, tu dois apprendre à contrer cette force, pour te tenir debout, pour te redresser, pour obtenir ta dignité, celle d'être capable.

Je ne me croyais pas capable. J'ai pourtant essayé, voulu apprendre. J'étais comme tout le monde.

Mais parfois, cette force d'attraction est si terrible qu'elle te fait tomber sans cesse. Aussitôt es-tu sur tes jambes qu'elle te déséquilibre à nouveau. Pourquoi?

Pour que tu apprennes. Tu dois apprendre.

J'ai tellement réfléchi, parce que jamais je n'ai voulu rester à terre, que je me suis dit que j'avais sûrement quelque chose de plus à apprendre qu'un autre, pour m'élever. J'avais plus d'efforts à faire, certainement. Apprendre autre chose. Il y avait une solution, quelque part, qui me concernait. Si tu tombes, tu te relèves; si tu n'arrives plus à te relever, tu dois apprendre à ne plus tomber. Tu dois faire en sorte que quoique les forces en présence puissent te malmener ou te secouer, même durement, elles n'aient plus vraiment de prise sur toi. C'est un choix.

Vainc cela, redresse-toi, et tu seras un homme.
 
J'ai appris à voler. On a tous des ailes, mais on ne le sait pas.

Evidemment, je n'ai pas d'ailes dans le dos. Mes ailes, ce sont mes yeux.

Ce que tu vois, ce n'est pas ce qui est, c'est ce que tu veux voir.

Tu ne regardes pas d'une façon neutre, tu choisis ce que tu veux voir.

D'ailleurs tu n'es jamais tombé, tu le croyais, mais c'était juste ta façon de le voir.

Ta vision, c'est ton sens primordial, le plus important de tous, celui qui te situe le mieux, celui qui te rend le mieux les interactions complexes du monde qui t'entoure. Ta vision, ce sont tes jambes, ce sont tes ailes si tu le veux. En plus tu as de la chance, tu as la vue d'un aigle, tout le monde a des lunettes dans ta famille, crois-tu que ce soit un hasard que tu sois le seul qui voie aussi bien? Peut-être pas. Savais-tu que ce sont tes yeux qui te portent, et non pas tes jambes?

Je crois que j'ai compris, enfin j'espère.

Je ne sais pas marcher, et je vole. Je ne suis pas dans le ciel, mais je ne suis pas sur Terre non plus, j'ai l'impression d'être entre les deux, dans une situation différente. Je ne suis pas vraiment ici. Je sais regarder les choses de plusieurs points de vue, je m'approche des plus agréables, je regarde de loin les plus difficiles. Tout au moins je vois les choses de manière différente. Par rapport à ce que je voyais il y a longtemps. J'essaie de regarder la globalité des choses, je ne veux pas me focaliser sur des points, je veux une vision d'ensemble. Y compris de moi-même.  Je veux comprendre. Et j'essaie de projeter, plutôt que de regarder. J'ai la bizarre impression de projeter ce que je vois, d'imprimer quelque chose en dehors de moi. C'est que j'ai plus de maîtrise et de contrôle sur ce qui sort de moi que sur ce qui entre en moi. La peur d'être envahi et débordé.

J'ai souvent en tête le schéma qu'on connaît tous de la vision, celui en coupe qui montre un paysage qui se rétrécit en cône jusqu'à l'oeil, puis qui reforme un petit cône à l'inverse qui vient imprimer la rétine. Sauf que moi, je vois un petite image rétinienne qui agit comme un projecteur et qui projette le paysage, et non pas comme un récepteur. Pourquoi, je ne sais pas. C'est ma vision, justement.

Je vole. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis bien. Je ne tombe plus.

Nul vague à l'âme dans ce que je viens de dire, bien au contraire.

Même si ça paraît sans queue ni tête, prenez cela comme un billet d'humeur.

De bonne humeur.

Très très légère.

Comme ça, pour rien.

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Commis par pow wow on mardi 8 février 2011

Y a deux jours, l'amie Zozéfine a exhumé et commenté deux vieilles vidéos en stop-motion que j'avais publiées jadis sur le blog, dans l'immédiat après-guerre (à l'échelle des temps géologiques) (tout ça pour se donner un semblant de bouteille dans le métier de blogueur, c'est pathétique avouons-le) . Ça m'a donné l'idée de retourner voir s'il y avait eu du nouveau chez l'artiste Guillaume Reymond.

Y a du nouveau. Le gars nous a refait le coup dans le genre pixellisation en stop-motion - c'est même filmé en HD - avec l'incontournable Pac-Man. Alors comme toujours, je trouve ça génial, ça vaut vraiment le détour, autant au niveau de la vidéo que de la sonorisation.

Merci Zozé!

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Commis par pow wow on lundi 7 février 2011



ier, j'avais envie de dessiner.

J'ai des périodes. Où que j'ai envie ou que j'ai pas envie. Un coup oui un coup non.

Période dessin, période lecture, période ciné, j'alterne.

Hier donc, l'envie de dessiner me reprend. Chouette j'étais content, et pour montrer ma satisfaction, j'ai pris de la purée deux fois au dîner. Sans faire un volcan.

Une fois au calme, le dîner passé, je sors mes belles feuilles de papier, tous mes blocs à dessin, pour choisir en toute conscience, caressant la matière, touchant le grain, tripotant la cellulose, avec un oeil frétillant. Le choix est important, on ne choisit pas son papier comme ça, y a des règles. Sûrement. Probablement. J'en sais rien en fait, je m'en tape des règles. Je fais c'que j'veux.

Je sors plein de crayons de mes tiroirs et mes pots à crayons, mes porte-mines, mes crayons-gomme, mes estompes, tout mon barda habituel. J'aime bien le porte-mines pour dessiner. Oui vous vous en foutez, d'accord. Tous mes sens sont exacerbés, je frôle l'orgasme à cet instant, je ne dois mon salut qu'à l'écho de la voix de Claire Chazal parvenu du lointain qui fait retomber la...pression instantanément. Claire Chazal ça fait bromure et soporifique, c'est très efficace. Tu regardes Claire Chazal, t'es bien, tous tes membres s'engourdissent, t'as du coton dans les oreilles, tu t'endors tranquillement, je recommande.

Je prends un porte-mines, j'appuie clic-clic-clic-clic...rien. Pas de mine. Ah ben non çui-là il a pas de mine, il a bonne mine. Arf, on rigole, on est comme ça. J'en prends un autre, clic-clic-clic-clic...des brisures de mines tombent du crayon, il y a une mine dedans mais elle est en petits morceaux, tiens...J'en prends un autre, clic-clic-clic-clic...pas de mine non plus. J'ai essayé que les 0,5mm, parce que le 0,3 c'est trop petit j'aime pas, et le 0,7mm c'est trop gros j'aime pas non plus. Bon puis c'est une habitude. On est victimes de nos habitudes.

Je ne suis pas encore angoissé, à cet instant je ne sais pas que ma vie va basculer. Oui vous devez penser que ma vie bascule souvent maintenant, mais c'est comme ça, c'est le sort qui s'acharne, disent-elles. Ouais bof, si vous comprenez vous avez du bol. Bref, passons.

Allez-y, je vous rejoins.

J'ouvre mon tiroir où que j'ai tous mes petits étuis de mines, me voilà rassuré. Je sors tous mes étuis, y a du 2H c'est pas ça, trop sec, du 2B c'est pas ça, trop gras, du bleu ça va pas c'est pour le calque, du rouge ça va pas c'est pour le calque, du 4H ça va pas non plus, du 4B ça va pas non plus, du 6B encore moins...putain, j'ai plus de HB!

PUTAIN, J'AI PLUS DE HB!

Vite, du HB, il me faut du HB, je sens les sueurs froides arriver, ma tête commence à tourner, mon front pourtant noble et altier commence à suer, j'entends très distinctement les gouttes de sueur sortir sous pression des pores de mon front, ça fait sshhh...pop!  Oooh voilà une goutte! Heureusement qu'il y a des rides pour ralentir la course inéluctable des gouttes de sueur, heureusement que la vie ne nous a pas fait de cadeau et nous a vieilli bien avant l'âge, en fait les rides ça fait gouttière un peu, mais faut pas pencher la tête à gauche sinon ça fuit à gauche, ni à droite sinon ça fuit à droite, faut froncer les sourcils pour accentuer les rides et empêcher le débordement et courir vite chercher un seau et une serpillère.

"-Qu'est-ce que tu fais mon chéri, pourquoi tu cours comme ça?

-Laisse laisse, j'ai une fuite. il est où le seau?

-Une fuite? Ah merde, c'est le radiateur? C'est quoi?

-Non c'est moi, rhâââ tu comprends jamais rien toi. Incroyable! Je rêve! Ma propre femme! Qui comprend jamais rien!

-Tu es malade? Tu vas vomir? Tu veux que j'appelle le médecin?

-Mais non enfin ne sois pas stupide, je fuis du front, c'est tout! Là je fronce mais dès que je vais défroncer ça va être le torrent, la cataracte, les grandes eaux de Versailles! Versailles...comme le roi poudré là , mais si, Louis quelque chose...ça me reviendra je te dirai ça, tu me feras penser, note-le sur le frigo. Je fuis, c'est pour ça qu'il me faut le seau, qu'est-ce que tu peux être simplette parfois!

-Tu...fuis...du front?

-Oui figure-toi, je suis normal, je suis comme tout le monde, je fuis du front quand je suis angoissé! Mon corps est solide, mais c'est le mental qui joue, mon mental est puissant, et là il envoie des ordres à mon corps pour faire des gouttes, plein de gouttes,  des hectolitres de gouttes, et si mon mental a la super-patate comme un samedi soir, on n'en sait rien, il peut gueuler ses ordres pendant des heures jusqu'au bout de la night, et si ça se trouve ça va être l'inondation! Chez moi c'est le mental qui contrôle!

-Oh la la ça je le sais que c'est le mental qui prédomine chez toi, c'est pas une surprise!

-...Ah voilà, ah bravo, je suis dans la détresse profonde, j'ai un genou à terre, vas-y, tu n'as qu'à m'appuyer sur la tête, allez frappe, je suis à ta merci, tu peux abréger mes souffrances va, dire que la dernière image de moi que j'emporte, c'est la gueule au-dessus du seau en train de fuir! Crois-moi que je m'en souviendrai longtemps!

-Mais qu'est-ce qui t'arrive encore?

-J'ai plus de mines HB, c'est une ca-tas-trophe! Et t'en n'as pas racheté je suppose?

-Comment ça j'en n'ai pas racheté, eh oh c'est tes affaires, tu te démerdes! Et comment j'aurais pu savoir que tu n'avais plus de mines moi?

-Non te fâche pas, c'est que tu passes tous les jours devant, t'aurais pu avoir la gentillesse de regarder dans mon tiroir et de me demander et de t'arrêter, c'est tout.

-Non mais je rêve, toi aussi tu passes tous les jours devant, t'es gonflé quand même!

-Moi...gonflé? Ce serait bien la première fois, note-le sur un carnet. Oui je passe devant, mais moi j'ai une excuse valable figure-toi, c'est que je téléphone au volant, je peux pas penser à tout! Excuse-moi d'être occupé!

-Écoute, tu iras te les choisir toi-même tes mines à la con, comme ça tu seras peut-être satisfait.

-Ah voilà, une réflexion de bon sens et madame se hisse tout de suite sur ses hauts équidés!
"

Voilà, elle m'a fait tellement de reproches que je suis reparti dans le bureau sans même avoir sué pour pas envenimer les choses. C'est ça son problème, elle en fait toujours des tonnes, pour trois fois rien. Bon en plus dans le bureau, j'ai retrouvé trois boîtes pleines de petits étuis pleins de mines HB. Heureusement qu'elle en a pas racheté, sinon j'aurais dû gueuler, parce qu'à force je sais pas ce que je vais en foutre, de tous ces étuis de mines.

Y sont marrants tous ces gens-là, on dirait qu'y pensent pas.

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Commis par pow wow on samedi 5 février 2011

Rien aujourd'hui, il fait gris, il fait moche, de quoi se coucher et en écraser méchamment, c'est tout. La vidéo est sombre, normal il faisait sombre et c'est sans flash, et Youtube l'a rendue encore plusse moins claire comme de bien entendu, remarquez c'est pas l'image qui compte, c'est la doulce mélodie rhino-laryngologique canine qui accompagne nos soirées et nos nuits, et même les journées, soyons honnêtes. Bon en fait tout le temps:

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Commis par pow wow on vendredi 4 février 2011










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Commis par pow wow on jeudi 3 février 2011










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Commis par pow wow on mardi 1 février 2011
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NOMBRE DE CHATONS ÉTRANGLÉS POUR TROUVER L'INSPIRATION

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