'autre jour, c'était mardi.
Je me promenais en voiture dans une sympathique bourgade du sud Loiret. En fait je me promenais pas, je me promène pas en bagnole, j'ai dit que je me promenais pour faire plus simple, pour résumer, pour pas faire tout un putain de paragraphe pour dire que je déambulais en voiture, donc j'ai dit que je me promenais en voiture mais non, en fait j'étais en voiture et j'allais je sais plus où, je me rappelle même plus si je suis arrivé où je voulais aller, tiens oui je me souviens plus du tout ni de la destination ni de mon arrivée, ah putain si ça se trouve je me promenais en voiture!
Sympathique bourgade, disais-je. Où j'ai habité pendant 13 ans je crois. De ma vingtième année à ma trentième année. Olivet, au bord du Loiret. J'ai habité au bord du Loiret, oui. Un bel endroit, une belle rivière, le Loiret, et de chaque côté il y avait un bord, voilà, sur le bord c'était moi.
Un bord du Loiret, vu d'un autre bord, le bord opposé en fait, et au milieu c'est tout rempli de flotte.
Une sympathique bourgade donc, avec ses commerçants typiques, un kébab, deux restaus chinois, de multiples boutiques de téléphones et de fringues bon marché, des banques et quatre bars, pour mettre du carburant. J'étais arrêté à un feu rouge, je rêvassais, tout était calme. Le feu passa au vert et ça faisait déjà trois millisecondes, et la voiture devant moi n'avait toujours pas démarré. Je me signalai gentiment avec mon sens inné de la psychologie en klaxonnant furieusement et en baissant ma vitre pour traiter mon prédécesseur d'enculé, lorsque ledit prédécesseur ne trouva rien d'autre à faire que de descendre de sa voiture pour s'approcher de nous. N'écoutant que mon courage, je laissai alors Dame pow wow sur place et m'enfuis la tête haute pour aller faire quelque course urgente.
Au détour d'une rue, parce que quand tu tournes dans une rue adjacente il est de bon ton de dire "au détour", ça marche toujours avec les rues, t'as qu'à essayer tu verras, tu tournes dans une rue et tu dis "au détour d'une rue" et tu verras, ça marche. J'arrivai sur une petite place où se situe un parking, je t'explique: un parking c'est comme un garage à voitures où tu gares ta voiture, sauf que là c'est un parking, ça veut dire que tu peux parquer ta voiture, c'est pareil mais ça fait mieux de parler en anglais. Et là, sous le coup de l'émotion, je vis une camionnette professionnelle avec un logo et une inscription:
"Intégrateur de solutions verticales"
Whaaaa. Trop la classe.
Qu'est-ce donc qu'un "intégrateur de solutions verticales" me demanderez-vous d'un air gourmand ? Eh oui , c'est là la question que je me suis posé, et mis à part le fait que j'en n'aie pratiquement rien à foutre sur les bords, la question mérite d'être posée. Sinon on va se faire chier, y a rien à la télé. Bon. Eh ben figurez-vous que j'en sais foutrement rien de ce qu'est un intégrateur de solutions verticales. Voilà, c'est dit.
"-Chéri, viens vite, le chat est monté dans le cerisier et il n'arrive plus à descendre!
-Putain quel con ce chat! Bon qu'est-ce qu'on va faire?
-Je sais pas, va chercher une échelle et monte le chercher!
-Un échelle dans le cerisier? Bouge pas, j'appelle l'intégrateur de solutions verticales, ça c'est un boulot pour lui!"
Variante:
"-J'ai acheté une cheminée en kit, elle est chouette hein!
-Ouais elle est top-moumoute, bon en même temps c'est une cheminée à la con hein. Et tu l'as pas posée encore ?
-Non, je sais pas comment faire pour le conduit, y a des normes à respecter, c'est le bordel.
-Tu sais pas faire le conduit? Appelle un intégrateur de solutions verticales, c'est son boulot, y va te faire ça pile aux normes!"
Putain mais y nous prennent vraiment pour des cons hein, intégrateur de solutions verticales ça veut dire on est des branquignols qui se la pètent et on va t'enfumer et tu vas payer une blinde des services qu'un bras cassé pourrait te facturer quatre fois moins, voilà ce que ça veut dire, putain j'ai failli latter la bagnole à coups de pompe. Demande à un gosse ce qu'il veut faire quand il sera grand, aucun ne répond "je veux être intégrateur de solutions verticales", nan ça c'est dans les rêves.
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
Au détour d'une rue, parce que quand tu tournes dans une rue adjacente il est de bon ton de dire "au détour", ça marche toujours avec les rues, t'as qu'à essayer tu verras, tu tournes dans une rue et tu dis "au détour d'une rue" et tu verras, ça marche. J'arrivai sur une petite place où se situe un parking, je t'explique: un parking c'est comme un garage à voitures où tu gares ta voiture, sauf que là c'est un parking, ça veut dire que tu peux parquer ta voiture, c'est pareil mais ça fait mieux de parler en anglais. Et là, sous le coup de l'émotion, je vis une camionnette professionnelle avec un logo et une inscription:
"Intégrateur de solutions verticales"
Whaaaa. Trop la classe.
Qu'est-ce donc qu'un "intégrateur de solutions verticales" me demanderez-vous d'un air gourmand ? Eh oui , c'est là la question que je me suis posé, et mis à part le fait que j'en n'aie pratiquement rien à foutre sur les bords, la question mérite d'être posée. Sinon on va se faire chier, y a rien à la télé. Bon. Eh ben figurez-vous que j'en sais foutrement rien de ce qu'est un intégrateur de solutions verticales. Voilà, c'est dit.
"-Chéri, viens vite, le chat est monté dans le cerisier et il n'arrive plus à descendre!
-Putain quel con ce chat! Bon qu'est-ce qu'on va faire?
-Je sais pas, va chercher une échelle et monte le chercher!
-Un échelle dans le cerisier? Bouge pas, j'appelle l'intégrateur de solutions verticales, ça c'est un boulot pour lui!"
Variante:
"-J'ai acheté une cheminée en kit, elle est chouette hein!
-Ouais elle est top-moumoute, bon en même temps c'est une cheminée à la con hein. Et tu l'as pas posée encore ?
-Non, je sais pas comment faire pour le conduit, y a des normes à respecter, c'est le bordel.
-Tu sais pas faire le conduit? Appelle un intégrateur de solutions verticales, c'est son boulot, y va te faire ça pile aux normes!"
Putain mais y nous prennent vraiment pour des cons hein, intégrateur de solutions verticales ça veut dire on est des branquignols qui se la pètent et on va t'enfumer et tu vas payer une blinde des services qu'un bras cassé pourrait te facturer quatre fois moins, voilà ce que ça veut dire, putain j'ai failli latter la bagnole à coups de pompe. Demande à un gosse ce qu'il veut faire quand il sera grand, aucun ne répond "je veux être intégrateur de solutions verticales", nan ça c'est dans les rêves.
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"Je veux être pompier!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"Je veux être infirmière!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"-Je veux être plongeur!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"-Je veux être fleuriste!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"-Je veux être justicier!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"-Je veux être agricultrice!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"-Je veux être hardeur et faire des éjaculations faciales!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"-Je veux être prostituée au bois de Boulogne!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"-Je veux être citrouille dans des catalogues de déguisement!"
Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e)?
"-Je veux être intégrateur de solutions verticales!"
Ah putain, on s'est fait niquer, il y en a! Bande de petits escrocs! Bande de petits tordus! Bande de petits trous du cul!
FOUTEZ-MOI ÇA TOUT ÇA AU CATÉCHISME ET QUE ÇA SAUTE!
e l'ai vu arriver.
Comme ça, c'était rapide, j'ai même pas eu le temps de dire "ouf". D'ailleurs c'est complètement con, lorsqu'il nous arrive quelque chose, on n'a jamais l'idée de dire "ouf", c'est une légende urbaine. Les légendes urbaines participent de la désinformation à dessein, comme la légende urbaine qui disait je sais plus quoi mais ce n'était qu'une légende urbaine. Mais là non. Enfin si là oui. Enfin je sais plus, je ne vois pas le rapport avec le début. Ah merde, je suis bien attrapé, je suis déjà en train de perdre le fil, si c'est pas malheureux. Comme ça, c'était rapide, j'ai même pas eu le temps de dire "ouf". Ah oui d'accord ça y est, oui ça y est c'est bon, donc oui, je disais Comme ça, c'était rapide, j'ai même pas eu le temps de dire "ouf". Ah oui là c'est bien net dans mon esprit.
Je viens de sortir cinq minutes avec les chiens pour réfléchir à la suite de ce billet qui était mal parti, si il faut le dire, eh ben croyez-le ou non, j'ai dû mettre un slip et un pantalon pour sortir tellement il fait pas chaud, et même, à mi-chemin j'ai failli rebrousser chemin pour aller mettre des chaussettes et des chaussures. Je suis comme ça, un coup de folie et je suis capable de mettre des chaussures pour aller dehors. Bon tout va bien, ils ont fait pipi et caca, ça valait le coup de sortir je trouve, et on en a profité pour faire une bataille de boules de boue car il n'y a pas encore de neige et un bonhomme de boue aussi. Noël est ma saison préférée, avec l'hiver aussi, quand la boue étend son grand manteau marron. Et quand les chiens font caca dans la boue, ils ne gâchent pas le paysage, je ne sais pas ce que vous en pensez mais c'est tout de même appréciable pour un esthète comme moi.
Je ne l'ai pas vu arriver.
J'étais en voiture, j'allais chercher le pain, ou je revenais de chercher le pain, enfin il était question de pain, je le sais parce que j'ai pensé à la boulangère qui est si jolie. Souvent quand je vais chercher le pain, pour rester plus longtemps de manière subreptice avec la boulangère, quand elle me dit "qu'est-ce que je vous sers", je lui réponds "trente pains et vingt-quatre baguettes s'il vous plaît". J'ai ainsi le temps d'admirer ses avant-bras si sensuels et sa blouse si coquine. Ah si ça y est je me souviens, c'était au retour car j'avais la bouche pleine de pain, je ne pouvais pas parler et Dame pow wow disait quelque chose et je ne répondais pas car je faisais chom chom chom avec la bouche. Soudain, je l'ai vu arriver. Le temps s'est ralenti, je m'en souviens très bien, ça s'est mis à faire chooooomm chooooomm chooooomm au lieu de chom chom chom et le choc a été inévitable.
Un gravillon est venu taper sur le pare-brise.
Bon il n'a rien fait mais j'ai pu mesurer à cette occasion toute l'hostilité du monde minéral à notre égard. Le monde minéral est éminemment hostile envers notre espèce, par exemple quand tu lapides une femme ça lui fait pas que du bien, alors que si tu la lapidais avec de la mousse de forêt ça prendrait tout de suite un tour moins dramatique, presque ludique et joyeux même. Le monde végétal est notre ami, alors que le monde minéral est notre non-ami. Par exemple tout de suite je pense à une cathédrale, par exemple la cathédrale de n'importe où on s'en fout c'est pas le problème, eh ben en dehors du fait que ce soit une beauté architecturale quasiment inouïe, on ne pense pas qu'en regardant ces voûtes vachement hautes qui paraissent si statiques, si figées et si neutres dans notre rapport au monde, eh ben non les amis désolé, chaque pierre, chaque moellon qui semble faire le mort met en vérité toute son énergie et toutes ses forces à essayer de nous tomber sur la gueule, à essayer de faire s'effondrer l'ensemble avec son amie de toujours la loi de la gravité. Quand ces deux-là sont ensemble, croyez-moi qu'elles s'entendent comme larrons en foire pour faire de funestes pitreries, ces deux-là sont à la vérité nos ennemies. Les pierres et la loi de la gravité, oui c'est du féminin c'est pour ça que j'ai mis un "e" à ennemies. Me prenez pas pour un con, je l'ai vu dès que je suis entré.
Je n'ai aucune idée de ce qu'il faudrait faire, supprimer la loi de la gravité, peut-être, après tout les hommes politiques sont là pour faire les lois qu'on veut, nous le peuple. C'est pour cela que j'appelle à une grande mobilisation, une grande manifestation le 28 novembre à 14h30 sur la place de l'église à Tripailloux-la-Gadoue dans le 41 pour manifester contre la loi de la gravité. Équipez-vous de panneaux et banderoles, les slogans sont libres, par exemple "univers, ta loi on n'en veut pas" ou "univers, t'es foutu, les Tripailleux sont dans la rue".
Voilà, sinon j'avais une autre idée de billet, je me rappelle que ça commençait bien, je sais plus de quoi il était question mais c'était super-chouette. A la place des cailloux.
Ça commence même à faire running gag.
C'est que je sors encore de l'hôpital, certains lecteurs-trices d'ici peuvent en témoigner parce qu'on va finir par ne plus y croire. D'ailleurs ma famille et moi-même commençons à peiner à y croire, d'ailleurs, nonobstant et subséquemment. Si on peut dire. Allez mais oui, on peut le dire, soyons fous, nous sommes des grandes personnes mentalement déficientes pour certains d'entre nous mais grandes personnes quand même.
On dirait pas, mais si.
Je suis un genre de Terminator indestructible.
Ma fille m'a dit "quand je t'ai eu au téléphone aux urgences j'ai pensé à Belmondo." Putain de saloperie de gamins.
Y respectent rien.
Tu les élèves aux claques et au martinet et voilà comment on te remercie.
Y respectent rien.
Tu les élèves aux claques et au martinet et voilà comment on te remercie.
Alors j'explique. Mercredi dernier, fatigué de mon poignet cassé, je décide de m'allonger en début d'après-midi, j'étais pas bien, d'ailleurs je me demande si j'ai été bien un jour, non mais c'est un monde ça quand même. Un genre d'hallucination visuelle se fait alors connaître à ma personne, en qualité de genre de patate scintillante dans l'oeil droit, c'est un genre comme un autre, après tout qui sommes-nous pour juger des patates scintillantes, je vous le demande. Mais non je vous le demande pas, raccrochez votre téléphone. Je me dis tiens, je jurerais que cette patate scintillante n'était pas là il y a cinq minutes. De fait, je vérifie dans mon agenda où il n'est nulle part fait mention d'une patate scintillante au jour et à l'heure dits. Bizarre. Puis tout à coup, mon côté facial droit et surtout la mâchoire est tout engourdi, d'un engourdissement très engourdissant. Aïe. Je me lève alors et j'introduis une requête auprès de Dame pow wow pour solliciter son avis qui n'est guère précieux en général mais que j'écoute toujours par politesse, ou alors passe que j'ai rien d'autre à foutre, c'est selon. Là c'était selon. Elle me dit il faut appeler le 15, je lui dis c'est où, elle me dit entre le 12 et le 18 mais j'ai pas vraiment eu le temps de noter où.
Dans le camion des pinpons qui m'emmènent à l'hôpital, c'est tout le visage qui semble anesthésié, je suis un peu angoissé et je n'ai même pas le coeur à jouer avec le défibrillateur et les bouteilles d'oxygène visibles dans des casiers à côté de moi, je suis occupé à me tenir car c'est une fille qui conduit et je sais pas pourquoi, elle a l'air pressée. Il y a de ces dangers sur la route j'vous jure.
Alors je vais direct à la case rue de la Paix sans toucher 20 000 francs pour faire court, j'ai fait une crise d'épilepsie visuelle, séquelle d'un AVC ancien que j'ai dû faire à la suite de la dissection aortique et qui est passé inaperçu. Carrément. Bon un petit AVC mais un AVC quand même. Ah merde.
Je crois que je suis fait d'acier trempé, ou alors non, j'ai simplement de la chance. En fait je crois que j'ai BEAUCOUP de chance, je me demande même si quelqu'un ne veille pas sur moi. Au moins ça lui fait du boulot, s'il voulait tirer au flanc il a tiré le mauvais numéro le type. S'il y a un Pôle emploi des anges, lui n'est pas inscrit, ou alors il a fait des conneries et a été radié, c'est possible aussi. Comme punition tu vas t'occuper du cas pow wow. La scoumoune totale.
Après de l'angor spastique très sévère, une fibrillation auriculaire paroxystique, une dissection aortique, voilà l'AVC, et le type est toujours debout. Et pire, moralement j'ai carrément super la patate. qui scintille pas celle-là.
Voilà, à l'heure de tout de suite je suis super-bien, fatigué bien sûr mais je me sens vraiment bien, je sais pas pourquoi, en même temps je vais pas me plaindre hein. Si ça se trouve je suis déjà mort et je crois que j'écris sur un blog et je nage dans la félicité. Putain j'ai même pas pris un maillot de bain, papillon comme je suis.
A la prochaine patate scintillante, je prends des photos, sinon on va finir par me prendre pour un menteur.
Eh oui les amis, le constat est dur.
Nous avons appris la nouvelle, et à dire vrai rien ne laissait présager un tel choc.
Jusqu'ici, nous tenions les femmes en haute estime, nous pensions bien naïvement que l'espèce du Jacky n'était représentée que chez l'homme et que la femme, dans son infinie chance, avait échappé à l'espèce de malédiction qui s'abattit il y a bien longtemps chez le jeune mâle citadin possédant une voiture, maladie qui consistait à transformer un véhicule normal en une sorte de truc indéfini (un ORNI) dont la décoration serait passée par les mains et la créativité sous acide de ceux qui fabriquent les manèges des forains, un truc psychédélique autant qu'improbable qui avait tout de même le mérite d'élargir notre conscience, nous faisant découvrir au détour d'une rue un engin roulant qui nous mettait dans un état d'hébétude prononcée mais nous faisant prendre conscience en même temps - et c'était tout le mérite du truc - qu'il existait d'autres mondes, d'autres dimensions, des mondes parallèles où vivaient d'autres gens, et notre vision du monde était bouleversée à jamais. Ou pour toujours. Enfin quelque chose qui évoquait l'infini dans un sens ou dans l'autre, on sait pas trop après on peut choisir dans une liste. Y en a qui sont plus toujours que jamais, comme y en a qui sont plus Bourgogne que Bordeaux. Moi je suis plus toujours que jamais parce que toujours ça rime avec Pompadour et jamais ça rime avec antillais, et je préfère les perruques poudrées que le boudin créole, va savoir pourquoi.
Putain je me suis cassé un poignet et j'écris avec des doigts en moins, c'est pas facile, vous faites chier merde.
Or oui donc, recentrons le débat.
J'ai dit RECENTRONS, bordel.
Lààààà.
Voilàààà. Tu vois quand tu veux.
Or que découvris-je récemment, à l'occasion d'une sortie citadine bien malgré moi, alors qu'une personne attentionnée me baladait dans sa voiture pour aller dans un endroit qui vous regarde pas mais qui a un rapport avec mon poignet cassé si vous voulez tout savoir? Eh bien voilà, paf, au détour d'une rue je découvris qu'il existait un "bar à ongles" où sur la devanture était marqué "nail art", j'en fus tout bouleversé. Un bar à ongles...m'en demandez pas plus, je n' y suis pas allé. J'avais pas soif.
Les temps ont bien changé. De mon temps, tu rentrais dans un bistrot et tu gueulais "Jean Jean, tu nous sers une petite côte s'il te plaît" (ça marchait d'ailleurs aussi chez le boucher), maintenant tu rentres et tu gueules "Jean Jean, tu nous mets une tournée de dissolvant s'il te plaît", foutue culture américaine.
De retour dans mon chez moi, dans un état de fébrilité extrême, je tapis (t'es qui pour me donner des leçons de conjugaison?) sur Google "nail art" et voici que je découvris encore une fois que nos amies les femmes étaient frappées du même mal étrange qui ronge le cerveau des jeunes hommes désoeuvrés du nord surtout, jugez plutôt la comparaison:
Je vois bien l'horreur qui vous saisit, l'on pourrait multiplier les exemples à l'infini.
Horreur absolue car l'on se rend compte dès lors que si les garçons sont des Jacky en puissance, les filles sont des Jacky en puissance oui aussi là c'est pareil mais jusqu'au bout des ongles et là c'est plus grave.
Je suis tout retourné, d'ailleurs j'y retourne.
300 000!
Les chiffres sont formels, ils viennent de tomber à l'instant, il y a eu 300 000 articles vus, lus et écoutés (en même temps) sur mon blog depuis trois ans et demi. Ma mère serait fière de son fils, et elle m'aurait fait une tarte aux pommes pour me récompenser si elle était là. Ou sinon elle m'aurait foutu une fessée si elle avait été en pétard passe que j'ai pas rangé ma chambre ce matin. Ma mère c'était ça, c'était soit des fessées soit des tartes.
Et 300 000 ça fait penser à quoi? Eh oui, au tiers de 900 000 bien évidemment! C'est aussi 1/9 de 2 700 000 et c'est surtout 1/1000 de 300 millions! Déjà si on compte deux yeux par lecteur ça fait 600 000 vues, et je vous dis pas avec des hindous et leur troisième oeil ce serait le jackpot, 900 000 vues! Mais 300 000 c'est aussi le chiffre hautement symbolique de la vitesse de la lumière, soit 300 000 km/h. Bon tout le monde va me dire que c'est plutôt 300 000 km/s mais évidemment que non, j'ai vérifié sur ma voiture, c'est impossible de calculer en km/s. Il faut rester raisonnable et avec le temps on s'assagit et on voit les choses avec plus de recul. Sur la vitesse par exemple. Pendant des années j'étais un peu speed, et sur l'autoroute je me traînais à 200 km/h, mais j'ai changé, je me suis rendu compte que ça n'était pas bien, et que je mettais la vie des autres en danger. Je me suis repenti et pour prouver aux autres que je ne suis plus dangereux, maintenant sur l'autoroute je me colle sur la file de gauche et je me cale à 50 km/h. Les automobilistes me dépassent en me klaxonnant et en faisant des appels de phares pour m'encourager et me montrer leur reconnaissance. C'est tout bête mais ça fait du bien de se sentir devenu un adulte responsable.
Tout ça pour dire quoi? Ben pour dire que c'est bien 300 000 vues, c'est le résultat d'un travail collectif acharné. C'est bien mais c'est pas assez. On le voit aujourd'hui avec le bijoutier soutenu sur Facebook, vous pouvez acheter des services pour cliquer sur mon blog pour faire des vues à mort. Si l'objectif raisonnable de croissance de 30% n'est pas atteint rapidement avant la fin de l'année, je vais être dans l'obligation de licencier mes lecteurs et me tourner vers des lecteurs roumains qui lisent mon blog 15h par jour.
On peut le déplorer, mais le lecteur de blog français n'est pas compétitif.
On peut le déplorer, mais le lecteur de blog français n'est pas compétitif.
Ces êtres étranges venus d'une autre galaxie qui ne se situe pas dans notre galaxie.
Il fait nuit, le jour est devenu noir, la noirceur des ténèbres a remplacé avec succès la clarté de la blancheur de la lumière du jour et Michel Vincent, en signe d'approbation, a allumé ses phares. Sa Plimoutte Sedan 1973 rose glisse sur l'asphalte noir de la route 49 en direction d'Ahwahnee, il est 29h45 du matin, tout est calme en ce premier mercredi jeudi lundi samedi mardi du mois de février octobre avril juin mai janvier septembre 1977 1974 1976 1975, je viens juste d'arrêter la date après moult hésitations, maintenant on est bons. Michel Vincent est terrassé par la fatigue, il cligne des yeux comme un clignotant cligne des phares, il baille si violemment que son maxillaire inférieur ne peut supporter le choc et manque de se rompre, il roule à vive allure, pressé qu'il est de rentrer chez lui pour prendre une douche chaude et se régaler ensuite d'un bol de 3 kilos de pop-corn nourrissant et de beurre de cacahuètes à la cuiller dans le pot comme chaque mardi soir; Michel Vincent aime ces moments de grâce où le beurre de cacahuètes et lui ne font plus qu'un. Michel Vincent est un esthète de 180 kilos. Michel Vincent est américain.
Las, si las, fatigué, si fatigué, Michel Vincent décide d'emprunter un raccourci si peu fréquenté qu'il est certain de n'y trouver aucun distributeur automatique de beurre de cacahuètes sur cette portion de route, il se résigne pourtant à devoir attendre d'être revenu chez lui pour s'adonner à son unique passion culinaire. La route qu'il emprunte n'est pas dans un bon état de circulation, les nids de poules y sont nombreux, comme en témoigne le panneau qu'il aperçoit dès le début du raccourci "This road where you are is not in good state of circulation, beware of many chicken's nests, this panel is to testify, believe it for the love of god". De fait, les roues de la Plimoutte s'enfoncent en de nombreux endroits dans le bitume, et Michel vincent est obligé de tenir le volant pour ne pas se retrouver dans le décor. Soudain, alors qu'il s'est arrêté pour reboucher avec un baril de goudron un nid de poules qui était si profond qu'on n'entendait pas un caillou atteindre le fond, Michel Vincent a le regard attiré par une lumière toute proche. Une lumière tournante dira-t-il plus tard à son coach en art culinaire à base de beurre de cacahuètes, une lumière semblant avoir un effet gyroscopique.
Michel Vincent décide alors de laisser sa voiture qui est de toute façon tombée dans le nid de poule sans fond, et va voir à pieds de quoi il retourne, puis une fois retourné il se retourne encore une fois pour aller voir à pieds, Michel Vincent vient de faire un tour complet sur lui-même, c'est une ancienne technique des indiens Cherokee que son grand-père, un solide gaillard émigré du Minnesota, je sais on n'en a rien à foutre, lui a apprise dès son plus jeune âge. À cet instant, Michel Vincent ne regrette pas d'avoir plus ou moins fréquenté un grand-père de si bon conseil, un solide gaillard émigré du Minnesota, oui mais je fais ce que je veux. Pour s'approcher plus près sans être repéré, il enfile alors le costume de lapin en acrylique qui se trouvait dans la trousse de secours placée dans le coffre de sa voiture. Michel Vincent parvient à s'approcher à bonne distance de la lumière tournoyante, et ce qu'il découvre le fait frémir d'angoisse et le glace de stupeur.
Un vaisseau est là, posé sur la route, de couleur blanche, et c'est de son sommet qu'émanent deux lumières orangées, juste au-dessus du poste de pilotage, croit deviner Michel Vincent. Mais sa surprise ne s'arrête pas là. Un être est resté dans le vaisseau, il est visible dans ce même poste de pilotage, et soudain Michel Vincent entend du bruit. À l'arrière du vaisseau, deux petits hommes verts s'agitent autour de curieux containers. Ils sont à quinze mètres de lui, il est caché dans des fourrés à les observer, c'est là l'habitat naturel du lapin, pourrons-nous noter. Michel Vincent est alors témoin de la scène qui suit, comme il pourra en témoigner plus tard:
Deux êtres verts s'approchent de trois containers étranges posés sur le sol, chaque être semble en soulever un pour l'approcher près du vaisseau, il s'agit sûrement d'une matière hautement mystérieuse venue du fond du cosmos se dit Michel Vincent. Les containers approchés du vaisseau, une sorte de bras semble les soulever dans les airs comme par magie, puis ils sont happés par le vaisseau, et un fracas se fait entendre. Puis les mystérieux containers sont redescendus par le vaisseau, reposés à terre, les êtres verts montent sur le vaisseau qui s'en va. Michel Vincent n'en croit pas ses yeux, il est affolé et paniqué, il n'y a personne d'autre que lui qui soit témoin de cette scène pense-t-il, et il sait désormais qu'il va avoir du mal à convaincre d'autres gens de croire à son histoire si fabuleuse. Mais à peine est-il sorti de ses pensées et de son terrier qu'il voit le vaisseau qui s'en était allé à petite vitesse s'arrêter une vingtaine de mètres plus loin. Et le curieux ballet des petits hommes verts recommence, à l'identique. Deux êtres verts se sont extraits du vaisseau, ils s'approchent à nouveau de plusieurs mystérieux containers posés là, et leur activité reprend de la même manière.
Pressé par la curiosité, et bien qu'un peu terrorisé, Michel Vincent décide d'en avoir le coeur net. Il décide alors de s'approcher de la scène qu'il regarde. Il marche jusque vers les deux êtres verts sortis du vaisseau, et ceux-ci, dès qu'ils voient Michel Vincent, semblent paniquer. Tout ceci démontre à Michel Vincent qu'il a bien assisté à une sombre cabale mystérieuse venue d'un autre monde. Les deux êtres verts sont décontenancés croit percevoir dans leur regard Michel Vincent, qui les apostrophe:
-Oh la, qui va là, qu'est-ce que vous faites?
-Mais vous, qui êtes-vous et que voulez-vous? répond un des êtres venus d'une autre galaxie.
Les êtres étranges venus d'une autre dimension parlent parfaitement l'anglais-français, constate alors Michel Vincent.
-Mais je suis un terrien, je suis ici chez moi figurez-vous, et je vous vois depuis tout à l'heure ourdir un sombre complot qui vise à détruire la Terre, vils manants!
-Mais qu'est-ce qu'il dit ce con? Laissez-nous travailler tranquillement, on ramasse les poubelles et c'est déjà un job assez difficile pour pas en plus se faire emmerder par des connards! Et pourquoi vous êtes habillé en lapin espèce de con? Va cuver ailleurs sale ivrogne!
Michel Vincent ne va pas devoir convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé.
Non.
Il va devoir convaincre sa femme en rentrant que putain, promis, il a rien bu hier soir.
C'est pas gagné.
Las, si las, fatigué, si fatigué, Michel Vincent décide d'emprunter un raccourci si peu fréquenté qu'il est certain de n'y trouver aucun distributeur automatique de beurre de cacahuètes sur cette portion de route, il se résigne pourtant à devoir attendre d'être revenu chez lui pour s'adonner à son unique passion culinaire. La route qu'il emprunte n'est pas dans un bon état de circulation, les nids de poules y sont nombreux, comme en témoigne le panneau qu'il aperçoit dès le début du raccourci "This road where you are is not in good state of circulation, beware of many chicken's nests, this panel is to testify, believe it for the love of god". De fait, les roues de la Plimoutte s'enfoncent en de nombreux endroits dans le bitume, et Michel vincent est obligé de tenir le volant pour ne pas se retrouver dans le décor. Soudain, alors qu'il s'est arrêté pour reboucher avec un baril de goudron un nid de poules qui était si profond qu'on n'entendait pas un caillou atteindre le fond, Michel Vincent a le regard attiré par une lumière toute proche. Une lumière tournante dira-t-il plus tard à son coach en art culinaire à base de beurre de cacahuètes, une lumière semblant avoir un effet gyroscopique.
Michel Vincent décide alors de laisser sa voiture qui est de toute façon tombée dans le nid de poule sans fond, et va voir à pieds de quoi il retourne, puis une fois retourné il se retourne encore une fois pour aller voir à pieds, Michel Vincent vient de faire un tour complet sur lui-même, c'est une ancienne technique des indiens Cherokee que son grand-père, un solide gaillard émigré du Minnesota, je sais on n'en a rien à foutre, lui a apprise dès son plus jeune âge. À cet instant, Michel Vincent ne regrette pas d'avoir plus ou moins fréquenté un grand-père de si bon conseil, un solide gaillard émigré du Minnesota, oui mais je fais ce que je veux. Pour s'approcher plus près sans être repéré, il enfile alors le costume de lapin en acrylique qui se trouvait dans la trousse de secours placée dans le coffre de sa voiture. Michel Vincent parvient à s'approcher à bonne distance de la lumière tournoyante, et ce qu'il découvre le fait frémir d'angoisse et le glace de stupeur.
Un vaisseau est là, posé sur la route, de couleur blanche, et c'est de son sommet qu'émanent deux lumières orangées, juste au-dessus du poste de pilotage, croit deviner Michel Vincent. Mais sa surprise ne s'arrête pas là. Un être est resté dans le vaisseau, il est visible dans ce même poste de pilotage, et soudain Michel Vincent entend du bruit. À l'arrière du vaisseau, deux petits hommes verts s'agitent autour de curieux containers. Ils sont à quinze mètres de lui, il est caché dans des fourrés à les observer, c'est là l'habitat naturel du lapin, pourrons-nous noter. Michel Vincent est alors témoin de la scène qui suit, comme il pourra en témoigner plus tard:
Deux êtres verts s'approchent de trois containers étranges posés sur le sol, chaque être semble en soulever un pour l'approcher près du vaisseau, il s'agit sûrement d'une matière hautement mystérieuse venue du fond du cosmos se dit Michel Vincent. Les containers approchés du vaisseau, une sorte de bras semble les soulever dans les airs comme par magie, puis ils sont happés par le vaisseau, et un fracas se fait entendre. Puis les mystérieux containers sont redescendus par le vaisseau, reposés à terre, les êtres verts montent sur le vaisseau qui s'en va. Michel Vincent n'en croit pas ses yeux, il est affolé et paniqué, il n'y a personne d'autre que lui qui soit témoin de cette scène pense-t-il, et il sait désormais qu'il va avoir du mal à convaincre d'autres gens de croire à son histoire si fabuleuse. Mais à peine est-il sorti de ses pensées et de son terrier qu'il voit le vaisseau qui s'en était allé à petite vitesse s'arrêter une vingtaine de mètres plus loin. Et le curieux ballet des petits hommes verts recommence, à l'identique. Deux êtres verts se sont extraits du vaisseau, ils s'approchent à nouveau de plusieurs mystérieux containers posés là, et leur activité reprend de la même manière.
Pressé par la curiosité, et bien qu'un peu terrorisé, Michel Vincent décide d'en avoir le coeur net. Il décide alors de s'approcher de la scène qu'il regarde. Il marche jusque vers les deux êtres verts sortis du vaisseau, et ceux-ci, dès qu'ils voient Michel Vincent, semblent paniquer. Tout ceci démontre à Michel Vincent qu'il a bien assisté à une sombre cabale mystérieuse venue d'un autre monde. Les deux êtres verts sont décontenancés croit percevoir dans leur regard Michel Vincent, qui les apostrophe:
-Oh la, qui va là, qu'est-ce que vous faites?
-Mais vous, qui êtes-vous et que voulez-vous? répond un des êtres venus d'une autre galaxie.
Les êtres étranges venus d'une autre dimension parlent parfaitement l'anglais-français, constate alors Michel Vincent.
-Mais je suis un terrien, je suis ici chez moi figurez-vous, et je vous vois depuis tout à l'heure ourdir un sombre complot qui vise à détruire la Terre, vils manants!
-Mais qu'est-ce qu'il dit ce con? Laissez-nous travailler tranquillement, on ramasse les poubelles et c'est déjà un job assez difficile pour pas en plus se faire emmerder par des connards! Et pourquoi vous êtes habillé en lapin espèce de con? Va cuver ailleurs sale ivrogne!
Michel Vincent ne va pas devoir convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé.
Non.
Il va devoir convaincre sa femme en rentrant que putain, promis, il a rien bu hier soir.
C'est pas gagné.
.
Fourni par Blogger.
























